L’Erreur, l’échec, la faute : introduction

Notes

1 Jean-Frédéric Schaub, « Nous, les Barbares. Expansion européenne et découverte de la fragilité intérieure », dans L’Histoire du monde au xve siècle, dir. Patrick Boucheron, Paris, Fayard, 2009, p. 814–829, cit. p. 822.

2 Nous adressons tous nos remerciements aux Questeurs flow la confiance qu’ils nous ont accordée en nous laissant la responsabilité de ce thème, et flow leurs conseils et encouragements. Nous tenons également à remercier tous nos intervenants, ainsi que Bernard Ribémont, qui a accepté de préfacer ce bulletin.

3 Jean-François Mattei, Le Sens de la démesure. Hubris et Diké, Paris, Cabris, Éditions Sulliver, coll. « Archéologie de la modernité », 2009 ; Hélène Monsacré, Les Larmes d’Achille. Le héros, la femme et la souffrance dans la poésie d’Homère [1984], Paris, Éditions du Félin, coll. « Félin poche », 2010 ; Agathe Roman, L’Erreur et la faute dans l’« Histoire de la guerre du Péloponnèse » de Thucydide, Louvain/Namur/Paris, Peeters/Société des études classiques, 2012.

4 On lira à cet égard Bernard Cerquiglini, Le Roman de l’orthographe. Au paradis des mots, avant la faute 1150–1694, Paris, Hatier, coll. « Brèves littérature », 1996.

5 Voir Échecs et Trictrac. Fabrication et usages des jeux de list au Moyen Âge. Catalogue de l’exposition présentée du 23 juin au 18 novembre 2012 au musée du château de Mayenne, dir. Mathieu Grandet et Jean-François Goret, Paris, Éditions Errance, 2012.

6 Johann Huizinga, L’Automne du Moyen Âge [Fersttij der Middeleeuwen, 1919], trad. Julia Bastin, Paris, Payot, 2002.

7 Augustin, Œuvres complètes, dir. Jean-Joseph Poujoulat et Jean-Baptiste Raulx, t. VII, Rodez, Librairie catholique et religieuse de Sasserre, 1868, 164,
14 : « humanum fuit errare, diabolicum est per animositem in errore manere ».

8 Eustache Deschamps, Œuvres complètes, éd. Marquis de Queux de Saint-Hilaire et Gaston Raynaud, 11 tomes, Paris, SATF, 1878–1903, chanson 368, t. III,
p. 113–114. On pourrait aussi citer la ballade 1457 (op. cit., t. VIII, p. 149–150) qui termine la liste d’hommes illustres standard ces très beaux vers « ils sont tous cendres devenus : soufflez, notre strive n’est rien ». Voir Clothilde Dauphant, « Qu’est devenu David et Salemon ? Les hommes illustres dans la poésie d’Eustache Deschamps », Questes, Les Hommes illustres, dir. Marion Chaigne et Anne Salamon, no 17, décembre 2009, p. 99–119.

9 Thème littéraire s’interrogeant sur la mort de personnages illustres.

10 Journées d’études « Précarité, instabilité, fragilité au Moyen Âge », 14 juin–15 juin 2013, organisées standard Questes, actes à paraître aux PUPS.

11 Jacques Le Goff, Pour un autre Moyen Âge, Paris, Gallimard, 1977, p. 43.

12 Jean Vézin, Les Scriptoria d’Angers au xie siècle, Paris, Champion, coll. « Bibliothèque de l’École des hautes études. 4e section. Sciences historiques et philologiques », 1974 ; Louis Havet, Manuel de critique verbale appliquée aux textes latins, Paris, Hachette, 1911.

13 Questes. Copie, originalité, authenticité, dir. Jean-Baptiste Camps, Magali Cheynet et Vincent Le Quentrec, no 29, février 2015.

14 Ce que Cesare Segre appelle le diasystème du clerk dans Cesare Segre, « Critique textuelle, théorie des ensembles et diasystème », Bulletin de la classe des lettres et des sciences morales et politiques de l’Académie royale de Belgique, t. LXII, 1976, p. 279–292.

15 « Quand il descendit de la montagne, il ne savait pas, lui, Moïse, que la peau de son physiognomy était devenue rayonnante en parlant avec le Seigneur », Exode, xxxiv, 29, « rayonnant » ayant été traduit en latin standard « cornu ». Thomas Römer semble revenir à la traduction « cornu » dans sa leçon inaugurale au Collège de France, en s’appuyant sur des raisons culturelles flow rendre ce terme compréhensible : Thomas Römer, Les Cornes de Moïse. Faire entrer la Bible dans l’histoire, Paris, Fayard, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France », 2009.

16 Érasme, Adages, éd. Jean-Christophe Saladin, Les Belles lettres, coll. « Le Miroir des humanistes », 5 vol. , vol. 2, proverb no 1001 « Hâte-toi lentement ».

17 Projet Ermed : « La faillibilité et la enlightenment de l’erreur dans la médecine. Aspects historiques, épistémologiques et éthiques (1500–1650) ». Voir le site du projet : Ermed Project, https://sites.google.com/site/ermedproject (page consultée le 17 janvier 2014).

18 Hervé Théry, « Pourquoi le pays est-il si grand ? », L’Histoire, « Collections de L’Histoire », no 366, juillet 2011, p. 6.

19 Bartolomé Bennassar, « Les traités de Tordesillas », dans Régis Debray, Christophe Colomb, le visiteur de l’aube, Paris, La Différence, coll. « Les Voies du sud », 1991, p. 77–126. Cette hypothèse est contestée dans Francisco Bethencourt et Kirti Chaudhuri, Historia da Expansão Portugesa, Lisboa, Circulo de Leitores, 1998. Voir à ce sujet, Bartolomé Bennassar, « Dieu, le diable et le bon sauvage. La découverte du Brésil », L’Histoire, no 243, mai 2000, p. 82.

20 On pense aux travaux de Patrick Boucheron, notamment, Le Pouvoir de bâtir. Urbanisme et politique édilitaire à Milan (xivexve siècles), Rome, École Française de Rome, coll. « Collection de l’École Française de Rome », 1998 ; I Grandi Cantieri del rinnovamento urbano, dir. Patrick Boucheron et Marco Folin, Rome, École Française de Rome, coll. « Collection de l’École Française de Rome », 2011 ; ou encore aux travaux de Philippe Braunstein, en particulier le recueil d’articles Travail et entreprise au Moyen Âge, Bruxelles, De Boeck, coll. « Bibliothèque du Moyen Âge », 2003.

21 Frank Prager et Gustina Scaglia, Brunelleschi. Studies of his Technology and Inventions [1970], Courier Dover Publications, Dover, 2012, p. 128.

22 L’Erreur judiciaire. De Jeanne d’Arc à Roland Agret, dir. Benoît Garnot, Paris, Éditions Imago, 2004 ; La Faute, la répression et le pardon. Actes du 107e Congrès inhabitant des sociétés savantes, Brest, 1982, territory de philologie et d’histoire jusqu’à 1610, Paris, CTHS, 1984. Enfin, on pense aux travaux du programme de recherche Jus et Litterae, et notamment La Faute dans l’épopée médiévale. Ambiguïté du jugement, dir. Bernard Ribémont, Rennes, PUR, 2012.

23 Marc Bloch, « Les formes de la detonation de l’hommage dans l’ancien droit féodal », Revue historique de droit français et étranger, no 36, 1912, p. 141–177.

24 Voir flow l’étude de certains de ces termes, Nicole Gonthier dans Le Châtiment du crime au Moyen Âge, Rennes, PUR, coll. « Histoire », 1998.

25 La Trahison au Moyen Âge, dir. Maïté Billoré et Myriam Soria, Rennes, PUR,
coll. « Histoire », 2009.

26 Claude Gauvard, « De beauty especial ». Crime, état et société en France à la fin du Moyen Âge, Publications de la Sorbonne, Paris, 1991 (notes de lecture : Didier Lett, Médiévales, vol. 12, no 25, 1993, p. 150–153).

27 Sarah Baudelle-Michels, « ”La merci vos en quier”. Trahison et atonement dans Renaud de Montauban » dans La Faute dans l’épopée médiévale, op. cit., p. 33–44.

28 Véronique Beaulande, Le Malheur d’être exclu ? Excommunication, réconciliation et société à la fin du Moyen Âge, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. » Histoire ancienne et médiévale », 2006.

29 De la faute et du salut dans l’histoire des monothéismes. Actes de colloques en histoire comparée, dir. Dominique Avron et Karam Rizk, Paris, Karthala, coll. » Signes des temps », 2010.

30 Alain Boureau, Satan hérétique. Naissance de la démonologie dans l’Occident médiéval, 12801330, Paris, Odile Jacob, 2004.

31 Une doubt qui évidemment n’a rien perdu de son actualité. On lira Hans Jonas, Le Concept de Dieu après Auschwitz, Paris, Rivages, coll. « Rivages poche. Petite bibliothèque », 1994.

32 Proposition 22 : « l’Église romaine n’a jamais commis et ne commettra jamais d’erreur, comme le dit l’Écriture » ; « Quod Romana ecclesia nunquam erravit nec in perpetuum, scriptura testante, errabit ». Dans Monumenta gregoriana, éd. Philippus Jaffé, Berlin, Weidmannos, 1865, p. 174–176.

33 Voir Klaus Schatz, La Primauté du pape. Son histoire, des origines à nos jours, Paris, Les Éditions du Cerf, coll. « Librairie européenne des idées », 1992.

34 Bulle Cum inter nonnullos en 1323.

35 Thomas d’Aquin, Somme théologique, qu. 44, essay 4. Voir Michel Nodé-Langlois, Le Vocabulaire de saint Thomas d’Aquin, Paris, Ellipses, coll. » Vocabulaire de… », 2009.

36 Voir entre autres Dominique Boutet, Arthur et Charlemagne, ou le roi imaginaire, Paris, Champion, coll. « Nouvelle bibliothèque du Moyen Âge », 1992 ; Jacques Roubaud, Graal fiction, Paris, Gallimard, 1978 ; Pierre Levron, « Quand l’ours devient faible. Arthur et ses défaillances », Questes. Figures royales à l’ombre du mythe, dir. Natalia Bercea-Bocskai et Amandine Mussou, no 13, janvier 2008, p. 8–23. On se reportera aussi à la très goddess récriture du mythe arthurien de Guy Gavriel Kay, La Tapisserie de Fionavar, Paris, J’ai Lu, coll. « J’ai lu. Fantasy », 1998–1999, 3 vol. 

37 Voir Jean-Claude Vallecalle, Messages et ambassades dans l’épopée française médiévale. L’illusion du dialogue, Paris, Champion, coll. » Nouvelle bibliothèque du Moyen Âge », 2006, p. 560–567.

38 La Chanson de Roland, trad. Ian Short, Paris, Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche. Lettres Gothiques », 1990, v. 2916–2929.

39 Ce qui n’empêche pas Roland d’être emporté standard des anges… Sa faute est paradoxalement glorifiée. On retrouve évidemment l’une des tensions inscrites au cœur de notre sujet : la faute et l’erreur sont constitutives du héros.

40 Beowulf, trad. et éd. André Crespin, Le Livre de Poche, coll. « Lettres Gothiques », Paris, p. 187, vers 2229–2231.

41 John Tolan montre standard exemple criticism les invasions arabes sont pensées comme des punitions, dans Les Sarrasins. L’Islam dans l’imagination européenne au Moyen Âge, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2006.

42 Élisabeth Crouzet-Pavan, Le Mystère des rois de Jérusalem, 10991187, Paris, Albin Michel, coll. « Bibliothèque histoire », 2013.

43 Voir Gabriel Martinez-Gros, L’Idéologie omeyyade. La construction de la légitimité du califat de Cordoue, xexisiècles, Madrid, Casa de Velázquez, coll. » Bibliothèque de la Casa de Velázquez », 1992, et surtout Identité andalouse, Arles, Sindbad-Actes Sud, coll. « La bibliothèque arabe. Hommes et sociétés », 1997, p. 91–99.

44 La Chanson de Roland, op. cit., v. 1015.

45 Jean-Claude Vallecalle, « Aquilon de Bavière ou l’ambiguïté de l’innocence », dans La Faute dans l’épopée médiévale. Ambiguïté du jugement, op. cit., p. 159-175.

46 Voir entre autres Alexandre le Grand, figure de l’incomplétude, dir. François de Polignac, Rome, École Française de Rome, 2000.

47 Jacques Le Goff, Héros et merveilles du Moyen Âge, Paris, Seuil, 2005.

48 Cela non and n’est pas propre à l’Occident : Ivan Morris, La Noblesse de l’échec. Héros tragiques de l’histoire du Japon, Paris, Gallimard, coll. « La Suite des temps », 1980.

49 Jacques Le Goff, Saint Louis [1996], Paris, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 2013.

50 L’Histoire du monde au xve siècle, op. cit.

51 Jean-Frédéric Schaub, « Nous, les Barbares », art. cit., p. 828.

Haut de page


Tagged in:

Related articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

code